Juillet 2026 : La Dominique

Notre nouvelle destination antillaise pour cet été est l'Ile de La Dominique. Ça fait quelques années que ce lieu nous tente. 


L'ile de La Dominique, à ne pas confondre avec la République Dominicaine, est située entre la Martinique (20km) et la Guadeloupe (40km). Ancienne colonie anglaise, elle est indépendante depuis 1978. Plus petite que ses voisines, elle mesure 47km de long pour 29 km de large et ne compte que 70 000 habitants environ, l'équivalent de la ville de Colmar ou Cannes en France! 



La Dominique ne possédant pas encore d'aéroport international (il est actuellement en construction), elle reste préservée du tourisme de masse et cela en fait une destination peu connue et très nature. 
La langue officielle est l'anglais mais le créole est encore largement parlé , on roule à gauche, et la monnaie est le Dollar Caraïbéen (1€ = 3,07EC$). Le dollar US est facilement utilisé dans les lieux touristiques. Roseau est la capitale. 

Historiquement, l'ile fut peuplée par les précolombiens venus d'Amérique latine (Venezuela surtout) qui ont fondés le peuple des Kalinagos (amérindiens des Antilles). La Dominique est la dernière ile des Caraïbes où les descendants de ce peuple autochtone vivent encore et possèdent leur propre territoire. Après la découverte des Caraïbes par Christophe Colomb en 1493, l'ile a vécu de nombreuses occupations par les espagnols puis les français en alternance avec les anglais de nombreuses fois. Roseau fut d'ailleurs détruit à de nombreuses reprises lors des batailles. En 1814, La Dominique devient officiellement Britannique et deviendra indépendante en 1978. 

C'est un climat tropical avec 2 saisons : de décembre à mai la saison sèche qui correspond à la haute saison touristique avec notamment les croisiéristes, et de juin à novembre la saison humide avec la saison cyclonique (surtout septembre) qui correspond à la basse saison touristique. 
Elle est située sur l'arc volcanique des Petites Antilles. L'activité volcanique est très visible sur l'île notamment sur le site du Boiling Lake (Lac en ébullition), les nombreuses sources d'eau qui émettent des vapeurs sulfureuses ainsi que les émanations de gaz sous l'eau formant des petites bulles. La Dominique est surnommée "L'île aux 365 rivières" et compte de nombreuses cascades. Il y a plusieurs parcs nationaux créés pour protéger ce bel environnement, dont le Parc National de Morne Trois Pitons, classé au patrimoine mondial naturel de l'UNESCO, pour la protection notamment de l'habitat du Perroquet de Sisserou, animal emblème de l'ile mais espèce en danger. 


Sur le plan économique, La Dominique dépend essentiellement du tourisme et de l'agriculture. Ils ont beaucoup souffert de la baisse du marché économique de la banane depuis la sortie du Royaume Uni de l'Europe (comme les autres iles antillaises du Commonwealth). Actuellement ils ont de nombreux projets pour le développement du tourisme sur un gros axe "Ecotourisme" (aéroport international, Cable Car, construction de complexes écotourismes...)
Il y a 2 possibilités d'accès à La Dominique : par la mer depuis la Martinique ou la Guadeloupe, ou par les airs depuis un aéroport via une autre ile de la Caraïbe.


Nous réservons, pour nous 3, un trajet Genève - Paris - Fort de France (Martinique) avec Air France cette année. Nous rejoindrons La Dominique par bateau avec l'Express des Iles. Nous louons une maison sur Airbnb et une voiture avec Accessories-Plus Vehicle Rental pour être totalement indépendants et ainsi découvrir à notre guise cette nouvelle île pendant 16 jours.
Nous avons pris une E-carte Sim chez Digicel pour 35€ pour pouvoir avoir internet sans risquer du hors forfait. Mais finalement Orange proposerait une option qui aurait pu suffire, mais nous n'avions pas trouvé l'information sur leur site internet. Le GPS Google maps fonctionne bien sur toute l'île, même si certains sens interdit ne sont pas toujours actualisés.
Afin de préserver les sites naturels, le gouvernement de La Dominique a mis en place un pass écotourisme, dont les recettes permettent leurs entretiens. Il existe plusieurs formules (prix par personne) :   
    - l'entrée à l'unité : 8US$ ou 20EC$
    - pass journalier : 20US$
    - pass semaine : 50US$
Les écosites sont Titou Gorge, les sites du Parc National "Morne Trois Pitons" (Emerald Pool, Boiling Lake, Freshwater Lake, Boeri Lake, Middlehan falls, Morne 3 Pitons), le Parc National de Cabrits, le Parc National "Morne Diablotin", Indian River, Trafalgar Falls, la Source Sulfurée de Soufrière et Cold Soufrière. 
Selon les activités que l'on souhaite faire, il faut réflechir et calculer. Pour notre part, nous avons pris à l'unité car en 15 jours sur place, nous avions plutôt envie de prendre le temps de découvrir la beauté de l'ile plutôt que de rentabiliser les journées. Les pass s'achètent sur les sites.
Nous achetons le guide touristique "Dominica" de Paul Crask. Nous avions deja acheté celui de Grenade. Il est anglais mais très complet. 



JOUR 1 :

C'est parti pour cette journée de voyage avec un 1er vol Genève-Paris CDG puis le second Paris-Fort de France. Nous partons avec du retard à Paris et arrivons en Martinique avec 1h de retard. Après avoir récupéré nos bagages, nous prenons un taxi vers 19h30 pour rejoindre l'hôtel. Nous avons réservé une chambre familiale pour une nuit à l'hôtel "L'impératrice" au centre de Fort de France, Place de la Savane, à 5min à pied de l'embarcadère pour le bateau. 


Il faut compter environ 45€ entre l'aéroport et le centre ville. L'hôtel est propre, et la chambre conforme aux photos du site de réservation. 

JOUR 2 :

Nous avons passé une nuit correcte, la literie est bonne, malgré un peu de bruit sur le matin. Nous prenons le petit déjeuner à l'hôtel, un buffet bien garni avec pains, viennoiseries, pancakes, fruits, produits laitiers, boissons chaudes...
Notre bateau est prévu à 9h45. On doit se présenter 2h avant. On quitte donc l'hôtel avec nos valises, traversons à pied la place de La Savane sous un grain typiquement antillais et arrivons à l'embarcadère 5 minutes plus tard. Nous passons les formalités de douanes et de sécurité sans difficulté. Les 3 gros bagages sont gérés par la compagnie maritime. Pour anticiper, nous remplissons en ligne le formulaire d'immigration pour notre entrée en Dominique. 
Nous embarquons et partons à l'heure (ce qui n'est apparemment pas toujours le cas selon certains commentaires internet). La traversée se passe bien, les conditions météorologiques sont bonnes. C'est juste un peu plus mouvementé dans le canal de La Dominique. 




Au bout d'1h45, nous arrivons à Roseau, capitale de l'île. Une fois passé les formalités de douanes et d'immigration, nous récupérons nos bagages. 
Une personne de la location de voiture nous attend et nous emmène à l'agence pour les formalités administratives. Nous avions réservé par mail. Nous effectuons le paiement (44€/jour) et nous payons l'équivalent de 10€ pour le permis de conduire local. 
Tout est ok, on récupère la voiture et on part en direction de la maison louée pour les vacances. Grace au GPS, nous y accédons facilement. On traverse Roseau très facilement. Il est difficile de penser que nous sommes dans la capitale, tellement Roseau ressemble à une petite ville côtière. 
La maison est sur le secteur de Loubiere, au sud de Roseau. La localisation nous semblait assez centrale le long de la côte Caraïbe. La "Palm Breeze Villa" est une jolie maison dans un quartier très résidentiel. La maison est bien aménagée, la piscine sera fort agréable, tout est identique aux photos de l'annonce. Nous voyons la mer depuis la terrasse. Nous communiquons aisément avec Ryan, le propriétaire, par whatsApp.




Apres s'être installés, on repart sur Roseau pour faire les courses alimentaires. C'est là que se trouvent les supermarchés. Ailleurs dans les villages, on ne trouve que des petites épiceries. Nous commençons par trouver un distributeurs de billets pour récupérer du cash EC$. Tous ne fonctionnent pas. Quelque soit le montant souhaité, un coût de 13EC$ est facturé. Le montant maximum autorisé par retrait est de 1000EC$. Sur Roseau, il y a 2 supermarchés, IGA et Freshmarket au centre sur le bord de mer. Nous essayons le 1er mais nous ne trouvons pas beaucoup de produits frais. Il y a peu de produits locaux, beaucoup sont importés soit des USA, soit encore plus loin, notamment pour les jus de fruits Nous tentons un autre tout prés de la villa (Greenmarket) mais ce n'est en fait qu'une grosse épicerie.
Nous profitons de la piscine pour le reste de la journée. 

JOUR 3 :

Nous avons bien dormi. La literie est bonne et la nuit a été calme. Il fait beau malgré une petite brume de sable présente. 
Nous tentons notre chance dans le 3ème supermarché (Freshmarket) à Roseau. Il y a plus de produits frais (viandes, fruits et légumes). Finalement on parvient à trouver la base de ce que l'on a besoin entre les 2 magasins de Roseau. On a déjà connu bien pire sur d'autres destinations.
Nous partons dans l'après midi en direction de Soufriere. La route est sinueuse mais en bon état. On met 15minutes environ pour faire les 6km.
A la différence de l'île Sainte Lucie, les routes semblent bien entretenues. Les gens roulent très vite par contre. Et le klaxon est largement utilisé (comme sur l'ensemble des antilles), pour doubler, pour dire bonjour, pour râler, pour remercier, pour se signaler dans les virages ... !!!
Soufriere est un beau petit village côtier très coloré au bord d'une baie magnifique et entouré par les montagnes. Les gens paraissent calmes et ne sont pas du tout insistants. L'ambiance est très sereine. Il y a une belle petite église (1880) sur le bord de mer. Nous essayons d'entrer mais l'office religieux est en cours. L'intérieur semble très joli. 




Sur le front de mer, il y a un club de plongée (Nature Island Diver), un centre d'apnée (Deep Dominica) ainsi qu'un petit centre de restauration du corail (Coral Rescue Center) . La baie est classée réserve marine depuis 1998 (Soufriere-Scott's Head Marine Reserve).
Bubble Beach est située sur la droite de la baie. On peut se garer sur le bord du front de mer, il y a quelques places de parking. C'est une toute petite plage de galets. 


Nous n'avons pas en France cette habitude mais en Dominique, il y a beaucoup de sites naturels (plages, cascades...) qui sont sur des terrains privés. De ce fait leur accès est donc souvent payant. Mais à chaque fois les sites sont très bien aménagés et propres. 
Le propriétaire de la plage de Bubble Beach est présent sur le site. Il propose la location de quelques transats (10EC$/transat). Il a créé une petite zone protégée au bord de la plage sans galet. Il demande une petite contribution pour l'utilisation de cette zone spa. Le reste de la plage est accessible.


Il y a une zone snorkeling sur la droite vers les rochers. Il n'y a pas énormément de poissons. L'attrait du site réside sur la présence de nombreuses bulles sous l'eau qui sortent du sol, due à l'activité volcanique. Juste sous la surface, des sources chaudes et des gaz volcaniques s'échappent du fond formant des petites bulles d'air. On les voit nettement sous l'eau et à la surface. On se croit dans de l'eau gazeuse, d'où le nom "Bubble Beach". 



Ici, l'eau est un tout petit peu plus chaude qu'ailleurs, 29°C cet après midi. Sur toute la zone d'un mètre de profondeur, l'eau est légèrement trouble à cause des légères émanations de soufre.
Soufriere est sur la zone d'un ancien cratère immergé d'un volcan dont l'éruption date de plusieurs milliers d'années, mais l'activité géothermique est toujours présente. 
On passe une belle après midi très tranquille, reposante dans un cadre magnifique et pour seule compagnie les pélicans. Devant nous le calme de la Caraïbe et la vue sur Scott's Head, derrière nous les montagnes recouvertes de forêt tropicale nous encerclent. 




JOUR 4 :

La matinée est pluvieuse, passage d'une petite onde. Le plongeur de la famille a réservé sa 1ère matinée pour explorer les fonds marins de la Dominique avec le club Nature Island Diver de Soufriere.


Le club est situé au bord de l'eau, et possède 2 bateaux. Les sites se trouvent entre 5 et 10 min de navigation, un régal. pas besoin de porter son matériel sur le bateau, on s'occupe de tout pour vous.
Sur le même site, il y a aussi le club d'apnée de Deep Dominica qui est super bien situé aussi.
Et une fois que vous avez la tête sous l'eau, la magie opère avec des couleurs magnifiques et des poissons à gogos avec des raies aigles, des murènes, des poissons anges, des tortues énormes et des centaines de poissons bouteilles....
le clou du spectacle étant le tombant vertigineux de 250m au bord du cratère incrusté de gorgones et éponges barrique immenses.
Le club pratique les plongées en 2 tanks c'est à dire 2 plongées le matin avec retour au club entre chacune pour y déguster un excellent café made in Dominica !!!!
Franchement allez-y sans hésiter.









On passe une journée tranquille entre piscine et repos. La météo s'améliore doucement. Ce soir, nous avons invité Ryan, le propriétaire de la villa, pour l'apéritif. Comme à chaque destination, nous aimons rencontrer les gens chez qui on loue pour échanger sur le lieu et la vie des locaux. Il nous donne pleins d'informations sur les sites à visiter, des contacts pour les excursions. Il est très sympathique. Très occupé, il a quand même pris le temps pour nous. 

JOUR 5 :

La météo semble meilleure. Une grosse brume de sable s'installe sur l'arc Antillais. 
Nous partons ce matin à la découverte du Parc National des 3 Pitons en direction du Fresh Water Lake. Il faut compter 35min de route depuis Loubiere. La route est étroite et sinueuse. On monte à 770m d'altitude. Nous arrivons au point de départ de la balade. 


Nous sommes dans la brume et le taux d'humidité est important. Il fait 22°C. Il y a un grand parking. Il n'y a personne sur place, ni touriste, ni personnel du parc. Nous découvrons le lac qui est juste qui bord du parking. On se croirait plutôt en Ecosse qu'aux Antilles !



Le début de la randonnée est derrière le bâtiment du Parc National, où il y a d'ailleurs quelques informations sur la faune et flore locale. 

                         
 

Le chemin est bien matérialisé avec des marches mais il est bien boueux et un peu glissant par endroit aujourd'hui. 




La 1ère grosse moitié est plus difficile. On monte jusque sur la crête. Vent et brume nous accompagnent ce qui rend la visibilité sur le panorama et le lac quasiment nulle. La descente se fait ensuite avec l'aide de cordes sur le bord du chemin. Elles sont très utiles pour les très grosses marches. 










Malgré la brume, nous suivons sans difficulté le chemin. La 2ème partie est plus facile. Tout le long du chemin, nous évoluons au milieu de la végétation tropicale et plein de petits lézards. Il y aussi de nombreuses orchidées sauvages. Cette plante, originaire d'Afrique, serait arrivée en Dominique par un cyclone et s'est réimplantée sur l'ile. 








Nous mettons 1h35 pour faire la balade (3,2km environ) qui se termine en rejoignant la route juste avant le parking. C'est une belle balade, malgré nos baskets bien boueuses. Le panorama par temps dégagé doit être magnifique quand on arrive sur la crête. Nous n'aurons croisé aucun personnel du Parc, nous avons donc pas payé l'entrée sur l'écosite. Avant de faire la balade, il ne faut pas oublier de regarder la météo et bien penser à prendre de l'eau et des bonnes chaussures de marche.


On repart en direction de Trafalgar Falls en cherchant où l'on peut manger à midi. Malheureusement de nombreux établissements sont fermés en basse saison. Nous arrivons sur le site de Trafalgar Falls. C'est un lieu très célèbre de la Dominique et très prisé par les croisiéristes. Il est proche de Roseau et très facile d'accès. Je vous le déconseille un jour d'arrivée d'un paquebot car l'affluence sera très importante. 



Pour nous aujourd'hui, il n'y a quasiment personne. Nous payons l'entrée du pass pour le site à 8US$. Il faut 10min de marche pour monter jusqu'au promontoire. Le chemin est très bien aménagé avec quelques marches. 


La plate forme permet d'avoir une très belle vue sur les 2 cascades : Mother Fall (40 mètres) à droite, Father Fall (85 mètres) à gauche pour leurs surnoms! Le site est vraiment très chouette, le débit des cascades est important malgré que nous ne sommes qu'au début de la saison humide. 
Quelques rayons de soleil illuminent les cascades. Le matin ne doit pas être le meilleur moment pour les photos. Il y a possibilité de s'approcher des cascades en crapahutant dans les rochers. Il y ainsi quelques bassins accessibles pour se baigner. Il y a aussi des gens qui descendent les cascades en rappel. 






          

En repartant, on trouve un chouette resto "Le petit Paradis". Le personnel est très accueillant, la vue de la terrasse sur la vallée est magnifique. Il y a 2 plats à la carte (40EC$/plat soit environ 13€) : poulet ou poisson servis avec tout un assortiment d'accompagnements (riz, chips de légumes, et différents légumes locaux). Tout est fait maison, c'est bon et copieux.





Ryan, le propriétaire de notre location nous avait conseillé de faire les bains chauds "Screw's Sulphur Spa" mais ils sont fermés actuellement. On décide donc de finir la journée à la plage de Mero pour se rafraichir, même si le ciel reste bien brumeux. Il faut compter 40min de voiture depuis le restaurant. 
Mero est une longue plage de sable noir. Il y a quelques locaux qui se baignent mais très peu de touristes. Encore une fois on est vraiment tranquille. Il y a quelques transats à louer sur la droite du côté des restaurants mais personne n'insiste pour nous vendre quoi que ce soit. Il y a vraiment une ambiance très "friendly" qui règne ici, tout comme partout sur l'ile d'ailleurs. L'eau est claire. Après notre randonnée du matin, la baignade est très appréciable. 





JOUR 6 :

Malgré une petite averse dans la nuit, la météo s'annonce belle pour la journée. Le soleil est bien présent dans un ciel à peine brumeux. La mer semble calme. 
Ryan avait appelé pour nous pour la sortie cachalot avec l'hôtel "Fort Young" de Roseau. Il y a une possibilité de la faire cet après midi, alors on modifie notre programme du jour pour tenter l'expérience. 
Dans les eaux de la Dominique vit une colonie sédentaire de plus de 200 cachalots (composée surtout de femelles et de jeunes). Ils vivent ici à l'année et profitent des fonds sous marins très profonds proches de la côte pour se nourrir en calmars. En novembre 2003, La Dominique a créée une réserve marine protégée de 800km pour les préserver face au trafic maritime. Les cachalots peuvent atteindre 21m de long et peser jusqu'à 60 tonnes.
Les chances de les observer sont de 90% nous dit-on. On peut les observer ainsi toute l'année mais encore plus de novembre à mars pendant la période d'accouplement. 
Nous sommes un peu surpris de l'horaire, car en général pour observer la faune, quelle qu'elle soit, les meilleures observations se font souvent le matin. Mais nous avons donc rendez vous au centre de plongée de l'hôtel à 13h45. Nous sommes une vingtaine de personnes et 3 membres du personnels sur le bateau. On se demande si, pour une partie des gens présents sur le bateau, leur objectif est plus une sortie en mer avec musique qu'une recherche et observation des cétacés!
Après un briefing sécurité fait par le capitaine du bateau, qui n'hésitent pas à recadrer les indisciplinés, nous partons à la recherche des cachalots. Au départ, nous semblons mettre le cap au sud, mais l'équipe reçoit des informations que des cachalots ont été observés plutôt au nord. Donc cap au nord!! Malgré plusieurs tentatives d'écoute avec l'hydrophone et beaucoup d'observation (3 heures), aucun cachalots ni dauphins ne pointent leur nez dans nos secteurs de recherche. Dans ce genre d'excursion, Mère Nature reste toujours maitre du jeu, on le sait bien. Nous rencontrerons des gens un peu plus tard dans notre séjour, qui, lors d'une sortie cachalots le matin avec un autre prestataire, ont pu en observer 7!



Nous rentrons profiter de la piscine en cette fin d'après midi. 
On prend beaucoup de grains (bonnes averses tropicales qui ne durent pas longtemps) dans la soirée. 

JOUR 7 :

Le temps s'annonce beau ce matin. Nous partons dans le nord. Il nous faut un peu plus d'1 heure pour aller jusqu'à Portsmouth. Au départ, la ville fut la capitale de l'ile mais la présence de trop nombreux moustiques à cause de la mangrove et des marais fait déplacer la capitale sur le village de Roseau. Actuellement, c'est la 2ème ville de la Dominique. Sa baie est dominée par la péninsule du Parc National des Cabrits. La ville abrite la très récente université de médecine nord américaine.
Le ciel se charge et nous prenons un bon grain juste avant d'arriver.
Nous voulons faire la balade en barque sur l'Indian River. Le départ se trouve sous le pont qui traverse la rivière. Il y a un petit parking gratuit sur la gauche juste avant d'arriver. Plusieurs personnes nous accostent très rapidement pour nous proposer leur service de guide. Ça sera la seule et unique fois où les gens se sont un peu précipité sur nous pour nous vendre quelque chose. C'est la basse saison, les guides ont besoin de travailler aussi. C'est le 1er qui arrive sur le client qui obtient le job! Il nous montre tout de suite sa carte de guide officiel du parc. Il s'appelle Léo. Le pass d'accès au site s'achète à la station service en face et nous payons les 8US$ réglementaires. A ça s'ajoute le prix fixé par le guide pour la visite en barque. On lui paie à la fin de la balade. Chacun fixe son prix. Leo nous demande 25US$ par personne. 
Le responsable du parc national vérifie nos tickets d'entrée.
L'indian River est la plus longue des 365 rivières que compte La Dominique. Aucun bateau a moteur ne circule sur le site afin de préserver toute la faune et la flore locale. 


Nous montons dans la barque de Leo. Nous sommes seuls sur la rivière. Uniquement la nature et nous! Le bruit des rames qui fendent l'eau, le bruit des oiseaux. Le lieu est splendide, presque hors du temps. Le soleil est même de retour ce qui donne au lieu une luminosité incroyable. Leo nous donne pleins d'infos sur la faune et la flore, mais aussi sur l'ile en général. Les indiens utilisaient auparavant la rivière comme transport de marchandises. 




Nous passons devant une cabane. Le lieu a servi de tournage pour l'épisode 2 du film "Pirates des Caraïbes". Nous observons de nombreux crabes sur les bords de la rivière. Certains arbres sont magnifiques. D'autres ont été détruits par les précédents cyclones. 










La balade nous conduit jusqu'à un  bar bien aménagé dans un joli petit jardin. De nombreuses fleurs tropicales ont été plantés ce qui fait le bonheur des colibris et sucriers. 










Nous buvons un bon jus de goyave frais avec Leo. Le calme de la basse saison rend le lieu encore plus agréable. Leo nous explique les couleurs de leur drapeau national :
    - Vert pour la forêt
    - Jaune pour le soleil
    - Blanc pour les rivières
    - Noir pour la terre volcanique
    - Les 12 étoiles pour les 12 paroisses que compte l'ile
    - Le perroquet qui est l'emblème de l'ile
On achète un ananas à celui qui s'occupe du jardin. On repart en sens inverse avec la barque. On croise 2 autres barques. On observe un iguane sur les branches d'un arbre. Nous n'aurons pris que quelques gouttes de pluie durant la balade mais Leo avait même prévu les parapluies au cas où!




De retour à terre, nous payons Leo comme convenu en le remerciant pour sa visite guidée de qualité. Indian River est noté comme une visite incontournable de l'ile et on comprend pourquoi.

Il est midi environ, nous partons en direction de Toucari un peu plus au nord. Ryan nous a conseillé un des restaurants de la baie. C'est une petite baie de sable noir, bordée par quelques maisons et 2 restaurants. Des enfants jouent au cricket dans la rue principale, l'ambiance est calme et sereine. Le restaurant keppin'it real est ouvert, il faut juste qu'on patiente un peu afin que tout soit prêt en cuisine. Le cadre est magnifique, la terrasse tout en bois domine la baie. 





Ils nous offrent des chips de bananes plantains faites maison en apéritif. C'est un délice ! Au menu, poisson (Mahi-mahi), poulet avec un tas d'assortiment (riz, salade, tomate, avocat, bananes plantains...). 


C'est délicieux et très copieux. Il faut compter 50US$/assiette. L'ambiance avec la musique caribéenne en fond est très agréable, les serveurs très professionnels. Nous sommes tout seul mais ce n'est pas du tout pesant. Pour les amateurs de la série "Meurtres au paradis", on se croirait presque au bar de Catherine. 
Le plan était de profiter de la plage après manger mais de gros nuages arrivent. On se baigne en laissant les affaires bien à l'abri vers le restaurant. Sans surprise, on se prend une grosse averse. Mais mouillé pour mouiller, ce n'est pas grave. L'avantage des tropiques, c'est que ça ne dure jamais très longtemps et que la température ne baisse pas. 
On tente d'aller en snorkeling sur le côté gauche de la plage mais on voit peu de poissons. C'est assez pauvre. La baie doit être très fréquentée par les bateaux en mouillage en pleine saison touristique. 


Le soleil est revenu mais il est déjà 17h, nous reprenons la route du retour. Il nous faut 1h25 pour redescendre jusqu'à Loubiere. Nous observons de nombreux arc en ciel tout le long de la route. On s'arrête sur le bord de mer juste après Loubiere pour contempler le coucher du soleil sur la mer. 



JOUR 8 :

Une petite onde tropicale était annoncée pour cette nuit, mais finalement ça n'a pas l'air très important. Le ciel est juste un peu couvert ce matin. On décide de partir en direction du territoire des Kalinagos. Le GPS nous indique une durée de 1h25. La route est belle et sinueuse. Nous prenons quelques averses sur la route mais le ciel semble plutôt bleu sur l'océan. Nous longeons la côte Atlantique à partir de Castle Bruce. Comme dans toutes les Antilles, il y a beaucoup de sargasses. 
Le centre culturel des Kalinagos qui se visite n'est pas très bien indiqué sur la route mais le gps nous y conduit sans difficulté. Une petite route étroite et très pentue nous permet d'accéder au parking. A notre arrivée, comme le plus souvent, il n'y a personne. C'est parfait ! Encore un avantage de la basse saison. 
L'entrée est payante : 10US$/personne. On peut choisir de faire la visite seul, ce qui à notre sens n'a pas grand intérêt, ou de la faire avec un guide. Le prix reste le même. On commence la visite par la lecture de panneaux explicatifs sur le peuple Kalinagos et leur histoire. Ils sont écrits en anglais mais aussi en français. 






Il faut remonter l'histoire au début de l'occupation des iles de la Caraïbe. Des amérindiens précolombiens venus du Venezuela s'installent sur ces iles qu'ils découvrent, bien avant la découverte par Christophe Colomb. Ce peuple de chasseurs cueilleurs sont arrivés en pirogues. Ils vivaient en auto suffisance, en phase avec la nature jusqu'à l'arrivée des colonisateurs européens. A partir de là, les autochtones des iles les plus petites ont été tués. Mais grâce aux nombreuses montagnes et forêts que compte La Dominique, les Kalinagos se sont cachés, battus et ont réussi à garder un peu de leur territoire.
Ensuite, on commence la visite de l'écomusée avec notre guide. Le chemin est facile et très accessible (environ 1km).


Actuellement les Kalinagos vivent "comme nous" mais il nous explique et nous raconte comment vivaient ses ancêtres. C'était un peuple polygame. Les hommes dormaient seul dans leur hamac, les femmes dormaient avec leurs enfants. Chacun avait sa hutte. Les femmes se retrouvaient entre elles pour faire à manger. Ils utilisaient les plantes pour se soigner. La transmission des connaissances des plantes médicinales est importante pour eux. Il nous montre différentes plantes et nous explique à quoi elle sert : soin des dents, problèmes digestifs, toux, anxiété... Les garçons, à l'âge de 12 ans devaient passer des rituels très difficiles pour "devenir" Homme. Beaucoup n'y arrivaient pas et mourraient en le faisant. Les jeunes filles devenaient "Femme" à l'apparition de leurs 1ères règles. Les communautés avaient un chaman, ce qui est encore le cas aujourd'hui. 










De nos jours, le peuple Kalinagos compte environ 3500 personnes et leur territoire mesure 15km². Ils élisent leur chef tous les 4/5 ans et ont leur propre parlement. Leur territoire a été reconnu depuis 1903 par le Royaume uni. Ce sont eux qui, au départ, on œuvré pour l'indépendance de La Dominique en 1978 auprès des Anglais. 
Leur langue ancestrale est de moins en moins parlée bien qu'il y ait un programme d'apprentissage dans les 2 écoles de leur territoire. Dans les familles, ils parlent anglais mais aussi créole (mélange de français, de patois africains et amérindiens).
A la fin de la visite, il nous fabrique une petite éolienne avec une feuille de palmier.
Il n'y a pas de supplément si on prend la visite guidée mais il convient de leur donner une petite rétribution financière en fonction de la qualité de la visite. Ce fut évidement le cas pour nous. Sans guide, on ne voit finalement que les huttes reconstruites pour le musée. Nous avons mis environ 1 heure si on prend le temps d'être curieux avec lui en posant des questions sur ce dernier peuple caribéens. L'avantage de la basse saison est qu'il est détendu et pas pressé par le temps. Nous avons pu prendre le temps d'un bel échange avec lui. Il y a aussi un peu d'artisanat local à vendre. 
On repart en essayant de trouver de quoi manger mais à comme à chaque fois dans ce secteur, tout est fermé. On part en direction de Roseau. On essaie de s'arrêter à Jacko Falls mais le site semble fermé. On continue donc un peu plus loin et on découvre Salton Falls, qui est bien indiqué sur le GPS et au bord de la route. Le chemin d'accès descend sur la gauche. Le site est sur une propriété privée mais il n'y a personne à notre arrivée. Il y a possibilité de descendre en voiture presque jusqu'en bas même si la route est étroite et pente. On se gare sur ce qui ressemble à un petit parking. 


On est tout seul. On finit le reste du chemin à pied. Il est pendu et un peu glissant car c'est bien humide. Le sentier est bien indiqué et aménagé pour en facilité l'accès. 


Des pancartes nous indiquent Bassin 1 et 2. Il y a 2 chemins différents. On commence par le 1er bassin accessible en 5-10 minutes. On découvre une belle cascade d'une trentaine de mètres avec le bassin à sa base. 




On revient sur nos pas pour se diriger vers le bassin n°2. On descend grâce aux marches d'escaliers aménagées et on accède rapidement à une plate-forme en bois. On découvre une double cascade dans un bel écrin végétal. Un accès est possible sous les cascades On aperçoit en face 2 autres cascades avec un chemin qui monte pour y accéder. C'est une belle découverte surprise dans cette nature presque vierge, juste aménagée pour faciliter l'accès.
 





En remontant avec la voiture pour rejoindre la route, nous croisons le propriétaire des lieux qui nous explique gentiment que l'accès est payant car c'est un terrain privé. Il est très sympathique. Il nous explique qu'il continue d'aménager petit à petit le site car il y a 9 cascades au total. 
On reprend la route pour rejoindre Loubiere. On profite de la piscine en cette fin d'après midi avec alternance de petits grains et de soleil. 

JOUR 9 :

On se lève tôt ce matin car c'est une matinée plongée pour Monsieur. Il profite de 2 belles plongées au milieu de 5 tortues, des poissons bouteilles, une murène, des chevaliers ponctués...














Pendant ce temps, nous avons trouvé un bon compromis pour profiter de cette matinée mère-fille. Nous avons pris 2 "pass journée" à l'hôtel Jungle Bay sur les hauteurs de Soufrière. 


C'est un magnifique hôtel qui surplombe la baie. Le pass comprend l'accès à la piscine, un plat avec un jus de fruit local au restaurant le midi et le wifi, pour 60$/personne de 10h à 17h. En réservant par mail, je leur avais demandé si on pouvait arriver plus tôt et ça n'a pas posé problème pour eux (basse saison, peu de clients à l'hôtel). Nous arrivons donc vers 8h20. On nous donne des serviettes de bain pour l'accès à la piscine à débordement. La vue est vraiment magnifique. On s'installe sur les transats pour profiter tranquillement de notre matinée. Il y en effet peu de monde à l'hôtel en cette période.




En fin de matinée, nous avons réservé au spa de l'hôtel, 1 soin chacune le "Jungle Bay Massage". Les 2 masseuses sont très professionnelles. Le massage est bien agréable, dommage qu'elles ne fassent pas le visage. Mais pour être totalement honnête, et pour faire ce genre de soins régulièrement lors de nos différents voyages, le prix est un peu élevé. Le cadre et la proximité avec le club de plongée valaient toute fois le coup. Notre plongeur nous rejoint pour le repas de midi au restaurant de l'hôtel dans lequel nous passons un bon moment sur la terrasse au bord de la piscine. Des plats simples sont proposés (poissons ou poulet grillé, pizza, salade, pâtes, wrap ou sandwich).



On redescend en début d'après midi sur Soufrière pour profiter de la plage et de la mer à Bubble Beach. On s'arrête au centre de préservation des coraux. C'est ouvert en journée. On peut regarder les petits bassins dans lesquels sont mis en culture les jeunes coraux. Il n' y a personne pour expliquer leur travail, juste quelques panneaux explicatifs.





Sur la plage de Bubble Beach, encore une fois, nous sommes quasiment tout seuls. On loue de nouveau les transats. Les chaussures d'eau sont fortes agréables sur cette plage de galets. 


JOUR 10 :

Les prévisions météo sont plutôt bonnes pour aujourd'hui alors on part dans le nord de l'ile en direction de Pointe Baptiste Estate Chocolat Factory. Le GPS nous indique 1h40 alors let's go ! On commence un peu à connaître les différents axes principaux de l'ile. On passe devant le petit aéroport actuel. En continuant la route nous passons devant le chantier gigantesque du futur nouvel aéroport international. La route passe même dans le chantier! On ne verrait pas ça en France.
Nous arrivons à la chocolaterie qui est d'ailleurs indiquée sur la route. Un petit parking est à notre disposition. Nous sommes tout seul. La personne présente, qui parle anglais et français, nous accueille en nous proposant de visiter avec elle le site et de profiter de la dégustation de leurs produits pour 10$EC/personne, soit de faire juste la boutique pour acheter ce que l'on veut. 



Nous visitons avec elle. Elle nous montre quelques cabosses de cacao de différentes tailles dans les arbres. Ils possèdent 200 cacaoyers sur leurs plantations autour de l'établissement. En pleine saison (de novembre à mai), ils fabriquent leur chocolat uniquement avec leur récolte. En basse saison, ils achètent aux gens locaux possédant des cacaoyers. 




Elle nous explique la fermentation des fèves dans les feuilles de bananiers ou balisiers. Puis vient un temps de séchage sur des grands plateaux. Actuellement, il n'en a plus en cours de séchage. Il y a des caramboles bien mures sur les arbres. Elle nous en cueille plusieurs et nous les offre.



Ensuite on va à l'intérieur pour visiter leur laboratoire. Ils ont un déshydrateur pour finir de bien sécher les fèves. C'est là qu'elles prennent le plus de saveur. Il y a plusieurs machine pour moudre les fèves et ainsi séparer la petite enveloppe de la fève. Ils ajoutent ensuite du sucre de canne, en différentes quantité pour faire les produits de différents pourcentage de chocolat. Le chocolat repasse dans une machine qui avec la chaleur il devient liquide. Il est versé dans les moules à tablette de chocolat. Ils utilisent aussi le déshydrateur pour faire sécher des fruits (mangues, ananas, bananes) qu'ils enrobent ensuite de chocolat. 





Tout est ensuite emballé dans des étuis qui facilitent la conservation du chocolat. Ils ont été joliment dessinés par la fille des propriétaires. 
Pour finir, place à la dégustation! Elle nous fait gouter l'ensemble de leur produits : chocolat noir de 60%, 67%, 80%, 90% et même 100%. Il y aussi des plaques de chocolats noir avec de la citronnelle, d'autres avec de la menthe, du sel, au lait... ainsi que les fruits enrobés de chocolat. Tout est un délice! Nous sommes amateurs de bons chocolat, on se régale. Le plus dur est de ne pas tout acheter.



Heureusement, nous avions anticiper notre visite du début de matinée en prenant des pains de glace dans un sac isotherme pour que nos achats tiennent toute la journée dans le coffre de la voiture. 

On reprend la route en direction de Red Rocks qui est à 5 minutes. Il y a aussi un petit parking. Le site, qui est sur un propriété privée, est donc payant. La personne à l'accueil nous demande si l'on vient de la chocolaterie. On lui raconte qu'on vient de faire la visite et qu'on s'est régalé. Elle ne nous fait pas payer l'entrée.



Après 5 minutes de marche sur un petit sentier bien aménagé avec quelques marches, nous arrivons en bord de mer sur une formation géologique. C'est un grand plateau rocheux de couleur ocre qui tombe dans la mer. C'est magnifique. il y a un tel contraste de couleurs entre le bleu de la mer, le vert de la forêt et l'ocre de la roche.






Il y a beaucoup de vent aujourd'hui, le temps est un peu brumeux voir nuageux. Il paraitrait que tout à droite du site, on peut apercevoir la Martinique (peut être la Pointe de la Caravelle vu l'exposition) et sur la gauche la Guadeloupe (Marie Galante). Nous ne verrons rien aujourd'hui. On boit un verre au bar de Red Rocks avant de repartir. C'est aussi un restaurant mais il ne serve pas de repas en ce jour (surement le cas en basse saison). L'ambiance "bar de pirates" est bonne. 



On repart en direction de Calibishie où l'on trouve un restaurant ouvert. La terrasse est au bord de l'eau. D'après la serveuse, l'eau est habituellement calme mais avec le vent qui souffle aujourd'hui la mer est agitée. On mange plutôt bien (pâtes, poisson, poulet, pizzas, salades sont au menu. 



Le personnel est très agréable. Ils sont contents de voir des touristes qui se déplacent jusque là. Il est vraisemblable que les croisiéristes n'ont pas le temps de venir dans cette partie de l'ile. 

Nous partons ensuite découvrir la plage de Batibou, celle qui est décrite partout comme la plus belle de l'île. Elle est bien indiquée avec un petit parking en bord de route. Il y a possibilité de descendre jusqu'en bas mais attention, une barrière est fermée à 17h. Dès le parking, il est bien indiqué que la plage est sur une propriété privée et que son accès est payant (5$US/personne).




Nous nous garons en haut et descendons à pied. Il faut compter 10/15 min de marche. Le chemin est large et sans difficulté particulière. En voiture, le sol n'est pas en goudron, mais avec un 4x4, ça passe sans problème. Nous profitons des 2 points de vue panoramique sur la plage. 






Batibou Beach est une grande et belle plage de sable fin et clair, bordée de cocotiers. Elle est très bien entretenue, il y a d'ailleurs plusieurs personnes qui ramassent les branches tombées à terre, ratissent le sable pour que ce soit propre.





Il y des tables de pique nique, une balançoire et même un carbet avec un barbecue. Le site est magnifique, fidèle à sa réputation. Ce fut aussi un lieu de tournage pour le film Pirates des Caraïbes. Il y a beaucoup de vagues aujourd'hui mais la baignade est très agréable. Par temps calme, le cadre doit être encore plus paradisiaque. La balançoire accrochée à un cocotier permet de faire de jolies photos. 




Il y a peut être possibilité de faire du snorkeling dans les rochers de chaque côté mais la mer est trop agitée cet après midi. 
Une personne très polie et courtoise vient nous demander de payer l'accès. Il faut prévoir du cash. Nous passons un très bon moment ici. Il y a peu de monde, encore une fois. Nous remontons à la voiture et rentrons par Portsmouth avec 1h40 de route. Le chocolat n'a pas fondu, ouf!

JOUR 11 :

La météo est belle ce matin avec beaucoup de vent, ce qui assèche l'atmosphère. Nous partons découvrir Middleham Falls (qui fait partie du pass éco-tourisme). Le site est signalé sur la route, il faut prendre le chemin indiqué sur la gauche. La route est un peu chaotique mais avec une voiture 4 roues motrices, il n'y a pas de problème, il faut juste être prudent. Il faut continuer jusqu'au bout du chemin. On traverse un complexe hôteliers éco-lodge en reconstruction. Il y a un petit parking au bout de la route. 
Le sentier de randonnée commence un peu en contre bas du parking sur la gauche. Le chemin est, encore une fois, bien aménagé tout le long du parcours. Il est large au début puis la montée se fait grâce à des marches d'escaliers.






La 1ère partie est un plus pendue mais régulière, ensuite c'est plus facile jusqu'au petit carbet. On traverse plusieurs fois quelques ruisseaux, mais il n'y a que très peu d'eau ce jour. Pendant la montée, nous avons entendu un son qui ressemble à celui d'un perroquet ! Mais nous ne le voyons pas. Il y a de beaux arbres tout le long du chemin (figuiers maudits, châtaigniers, fougères arborescentes...) 






Arrivés au carbet, le chemin descend sur la gauche jusqu'à la cascade. 






Il y a des marches d'escaliers au début pour descendre puis la fin se fait un peu dans les rochers. Il y a quelques passages à traverser l'eau mais on garde les pieds secs en passant sur les rochers. Par temps humide, ça peut être plus difficile. On arrive ainsi sur une plateforme bien aménagée face à la cascade. 






C'est une belle chute d'eau de 60m de haut, qui tombe dans un bassin. Il y a possibilité de se baigner dans l'eau fraiche en continuant un peu dans les rochers côté droit. On peut observer des petits poissons bleus dans l'eau. La cascade est dans un magnifique écrin végétal. 




Nous reprenons le chemin en sens inverse pour rejoindre la voiture. Encore une fois, nous sommes seuls, nous n'avons croisé que quelques personnes. Nous avons mis 2h30 environ pour faire l'aller-retour, en prenant le temps d'observer et d'écouter la nature et de se baigner dans le bassin. La balade fait 5km pour 653m de dénivelé positif cumulé. Elle est plus facile que celle du Freshwater Lake. 

En reprenant la voiture sur le chemin avant la route principale, nous croisons le guide du parc national qui nous fait payer les 20EC$par personne pour l'accès au site (il n'était pas là à notre arrivée). 
Nous retournons manger au restaurant "Le petit Paradis" pour notre repas de midi, qui le seul ouvert dans ce secteur en ce moment. 
Le soleil persiste bien en cet après midi grâce au vent. On en profite pour découvrir Titou Gorge. En effet la luminosité sera idéale dans la gorge. La route qui nous y conduit passe à coté de la nouvelle centrale géothermique de l'ile. Ça sent fort le soufre. Nous sommes dans le secteurs des sources chaudes. 
Il y a un petit parking pour garer la voiture. C'est aussi le point de départ de la célèbre randonnée du Boiling Lake. Il s'agit du 2ème plus grand lac en ébullition du monde avec de l'eau dépassant les 82 °C. La randonnée est longue, difficile et technique ( 7h de marche). 
Cet après midi, nous profitons de Titou Gorge. C'est un petit canyon très étroit dans lequel circule une rivière. Les gilets de sauvetage sont obligatoires. Nous recommandons fortement les chaussures d'eau pour le confort. Il y a un vestiaire pour se changer. On descend dans le bassin en contre bas. L'eau est fraiche. On nage sur la droite pour entrer dans la gorge. L'endroit est magnifique, l'eau est très claire. Les rayons du soleil donnent une luminosité incroyable à l'intérieur. Il faut nager environ 100m pour arriver à la cascade. Elle est petite en taille de chute d'eau mais le débit est important. Il est difficile de rester dessous. 







Nous sommes encore tout seul, ce qui rend l'endroit encore plus spectaculaire. Le ressenti ne doit pas être le même en cas d'affluence. Le responsable nous a dit en arrivant qu'aujourd'hui nous avions beaucoup de chance car il y avait beaucoup de monde hier. Le site a aussi servi de décor dans le film Pirates des Caraïbes. En revenant dans le bassin de départ, on peut profiter de l'eau d'une source chaude qui arrive par un tuyau pour une petite douche. C'est très agréable après l'eau fraiche de la rivière. 
On termine la journée par le coucher de soleil.



JOUR 12 :

La météo est plutôt mitigée ce matin avec soleil et averses en alternance. On décide d'aller voir le marché à Roseau. Dans le guide, il est noté que c'est le samedi qu'il est le plus important. Il nous semble en effet qu'il y a plus de stands qu'en semaine quand nous y sommes passés mais c'est uniquement un marché alimentaire avec des fruits et légumes et des vêtements. Il y a quelques stands de souvenirs sur le front de mer. Mais ils vendent à peu près tous la même chose, et très peu d'artisanat local. Le marché de Roseau n'a rien de comparable avec celui de Fort de France par exemple. Nous rentrons manger à la villa. 

On nous a recommandé le snorkeling à Scott's Head. Nous y allons cet après midi. On ne prend que les affaires de snorkeling dans le coffre. On gare la voiture tout au bout de la route vers les 2 palmiers et la cabane juste avant de monter. 


Il y a du vent aujourd'hui. On nage dans la baie en longeant le côté gauche. De l'autre coté de la route, c'est le canal de La Dominique et il y a beaucoup de vagues et de sargasses. Le snorkeling est très beau. On peut observer dès le bord le grand tombant qui plonge à 250m de profondeur. C'est l'ancien cratère du volcan de Soufrière. Il y a de gros bancs de chirurgiens bleus, des gros barracudas, des poissons perroquets, des anges français +/- juvénile, des poissons coffres, diodons, serpentines, vivaneaux, des éponges jaunes, bleues... C'est très riches. Mais il y a aussi beaucoup de petites méduses, surtout à la pointe, qui nous piquent. Nous en avions déjà vu un peu à Bubble Beach. En ce moment il y en a aussi en Martinique. A cause d'elles, on fait demi tour. Ce n'est pas franchement agréable. Nous portons tous les 3 un tee shirt lycra mais nos jambes ne sont pas protégées. Dommage car le snorkeling était vraiment beau. Il faut faire attention au courant dans la baie. Apparemment il peut être fort certains jours. On ne voit pas La Martinique en face, le ciel est trop brumeux aujourd'hui. 
Il y a un beau coucher de soleil ce soir. 


JOUR 13 :

La météo semble encore un peu mitigée au réveil avec quelques averses mais ça semble s'améliorer. On part tester les sources chaudes. Ryan nous avait conseillé de faire "Screw Sulfur Springs", mais l'établissement est fermé à chaque fois que l'on passe devant. Beaucoup sont fermés en basse saison. On va chez "Da-Scape Hot Sulfur Spa". Le propriétaire est très accueillant et très sympa. Il y a des petites cabines pour se changer. Le tarif est de 10US$/personne. On peut prendre un bain privatif pour 20US$/personne pendant 1h. Sur l'ensemble du site, il y a un 4 bassins (à 35°C) que l'on peut privatiser et il y a 5 autres bassins avec des températures différentes (entre 24°C aujourd'hui pour le plus frais et 37°C au plus chaud). Il y a 3 bassins qui sont juste à coté les uns des autres avec 3 températures différentes pour passer de l'un à l'autre. 





Je vous conseille de commencer par le plus frais! On peut demander de l'argile naturelle pour s'enduire la peau sur tout le corps avant le bain. C'est très bon pour la peau.  L'eau est riche en soufre du volcan mais l'odeur n'est pas trop forte, ce n'est pas incommodant. Tous ces bassins sont au milieu d'un beau jardin avec des roses de porcelaine et pleins de colibris. 



Il y a très peu de monde aujourd'hui, on aurait pu se passer de prendre un bain privatif mais en cas de forte affluence, c'est fort agréable. On profite des bains aux différentes températures, du plus froid au plus chaud et on termine dans le bassin privatif pour finir notre moment détente. On a la peau douce en sortant!

On part en direction de Mero Beach pour le reste de la journée. On s'arrête le long de la route côtière pour prendre en photos les magnifiques flamboyants. Il y en a beaucoup sur cette partie de l'ile et c'est la pleine saison de floraison. Il y a beaucoup de flamboyants rouge mais aussi des jaunes. 



On mange sur la plage de Mero. Tous les restaurants ne sont pas ouverts. On s'installe chez "Indee's Beach Restaurant". Les tables sont sur la plage. Le cadre est sympa avec les pieds dans le sable. On déguste de bons smoothies ananas. Il y a différents plats proposés (poulet, poissons, crevettes, burgers). C'est bon mais cher par rapport à tous les restos que l'on a déjà fait.


On profite du reste de l'après midi à la plage. C'est dimanche, il y a beaucoup de locaux en famille. Malgré le fond sableux, nous apercevons une tortue à une trentaine de mètres du bord. Dommage que nous n'ayons pas nos masques et tubas. 
Le ciel est brumeux, c'est le retour de la brume de sable. 

JOUR 14 :

3ème et dernière matinée plongée du séjour. Au programme, tortues, raie aigle et méduses. Bien souvent aux Antilles, les clubs ne veulent pas que les plongeurs portent des gants pour ne pas être tenté de toucher quoi que ce soit. C'est dommage car les gants protègent aussi des piqures!













Le temps est de plus en plus couvert cet après midi. On reste tranquillement à la maison pour profiter de la piscine.

JOUR 15 : 

Aujourd'hui la météo s'annonce sèche et brumeuse. On prend la route pour Victoria Falls au sud-est de l'ile. Il faut compter 1h20 depuis Loubiere. Quand nous arrivons au village de Delices, il y a un gros conteneur sur la droite de la route indiquant Victoria Falls, mais il faut continuer encore un peu à descendre sur la route jusqu'au panneau indiquant la cascade sur la droite. 


On peut se garer au bord vers la maison semi-abandonnée. Sur certains guides, il est noté que l'on peut continuer avec la voiture sur le chemin qui descend et que l'accès à la cascade est payant. 




C'est une route privée qui accède à une propriété. On fait le choix de se garer en haut et descendre à pied. Nous ne voyons personne ce matin. Le départ du chemin de la balade est bien indiqué. Le sentier est sans difficulté particulière sur la 1ere partie. 



Il suit la rivière et la traverse 3 fois et monte progressivement. Pour cette randonnée, de bonnes chaussures qui peuvent aller dans l'eau sont indispensables. On suit le fléchage jaune et bleu qui est bien matérialisé sur les troncs ou sur les rochers. 


Ce matin, nous avons de l'eau jusqu'au genou lors des traversées mais il faut faire attention à la météo et aux risques de pluies qui peuvent vite faire monter le niveau et le débit de la rivière. Elle est appelée "White River" car son eau est d'une couleur magnifique et très particulière. Elle est bleue et laiteuse car elle est riche en calcium. La rivière est issue du Boiling Lake.







Nous arrivons en 35 minutes environ à un 1er bassin avec une belle vue sur la cascade. Il y a possibilité de se baigner. On peut aussi continuer la balade pour arriver au plus près de la cascade. 




Cette 2ème partie est un peu plus technique car il faut escalader de gros rochers. Il nous faut une grosse demi-heure pour arriver au pied de la cascade. Mais cela vaut tous nos efforts. La cascade de 50m de haut avec un débit de chute d'eau assez important malgré une météo clémente. C'est pour cela qu'il faut être prudent en cas de pluie sur les montagnes. Le bassin au pied de la cascade permet la baignade. Il est difficile de rester sous la chute d'eau à cause du débit. Mais l'eau est belle, de couleur vert/bleu laiteuse. 




On redescend au niveau de 1er bassin pour se baigner au calme et profiter du cadre végétal magnifique. 




Nous ne croisons que quelques personnes pendant notre retour. On rejoint la voiture sans que personne ne nous demande de payer quoi que ce soit. 
On essaie de trouver à manger sur la route, mais encore une fois rien n'est ouvert dans ce secteur de l'ile, mis à part un marchand de fruits au bord de la route. On part finir la journée à Mero Beach. Cet après midi, il n'y a personne. On doit être une trentaine de personnes sur cette longue et grande plage ! 

JOUR 16 :

Nous avons entendu un bon grain dans la nuit mais la météo semble clémente ce matin. On part en direction d'Emerald Pool. Il y a un grand parking et quelques stands de souvenirs à l'entrée. Des toilettes et des vestiaires sont accessibles si besoin. 




L'entrée au site coûte 20EC$/personne. Elle fait partie du pass écotourisme. Le sentier est bien aménagé et très facile. Il y a un petit circuit dans la forêt avec des marches d'escaliers et un point de vue sur la cascade en contre bas. En 10min de marche, on arrive en bas devant la cascade. 








Une plateforme a été aménagé ainsi que des marches pour descendre dans le bassin. C'est une belle petite cascade avec l'eau des bassin couleur émeraude selon l'ensoleillement du moment. 
La baignade est fraiche mais agréable, l'eau est à 23°C. 





Il n'y a personne à notre arrivée, quelques personnes arrivent ensuite quand nous repartons. Emerald Pool est décrit dans les guides comme le lieu le plus touristique de l'île. C'est clairement à éviter le jour où un bateau de croisière accoste à Roseau. On continue la balade sur le sentier dans la forêt. 


Il y a 2 belvédères. Le premier a une vue magnifique sur les montagnes et la forêt (notamment le Morne Neg Marron) et le 2ème donne sur l'océan Atlantique. 






Le Morne Neg Marron doit son nom aux groupes d'esclaves rebelles qui s'étaient enfuis de leurs domaines, appelés Negres marrons. Ils avaient trouvés refuge dans la foret tropicale de ces montagnes. Sur ce Morne à la végétation si dense et aux pentes abruptes, les colons ne parvenaient pas les capturés. Mais un gros cyclone dévasta toute la végétation de la zone et les gens ne pouvaient plus s'y cacher. Ils ont été re-capturés, mis dans des cages sur les places publiques et laissés mourir de soif, de faim et de chaud. Ils ont mis 10 jours à mourir. Tout ceci pour montrer aux esclaves ce qu'il adviendrait d'eux si ils tentaient de s'enfuir. Malheureusement, il s'est passé les mêmes scènes d'horreur dans nos colonies françaises pendant cette période. 



Entre la balade tranquille et la baignade, il faut compter 1h environ. On repart ensuite vers Mero Beach. Il fait très beau aujourd'hui surtout sur le littoral, le centre de l'île est toujours plus nuageux à cause des montagnes. La brume de sable s'est dissipée, on retrouve enfin un beau ciel bleu. 




On mange dans un petit restaurant (Iree Reef) sur la plage où de nombreux locaux viennent chercher leur repas. Il est nettement moins cher que le 1er que nous avions fait là, les plats sont simples mais bon (ribbs, poulet ou poisson et accompagnement multiples de riz, bananes plantain, légumes). On peut manger sur place ou emporter les barquettes.




On profite de l'après midi tranquille à la plage. Il fait beau, l'eau est très claire. On fait un peu de snorkeling en allant en direction du côté droit de la plage. Le fond est sableux donc il n'y a pas grand chose à voir. Il y a un peu plus dans les rochers tout à droite mais il y a un très gros courant qui nous emmène sur la droite. On arrive à voir des anges français , des sergents majors, des chirurgiens...






Nous finissons cette belle journée par un beau coucher de soleil sur Mero Beach. 





JOUR 17 :

C'est notre dernière journée pour profiter de la Dominique. On part vers 10h30 en direction de Scotts Head, la pointe sud ouest de l'île. Le soleil est déjà haut dans le ciel, c'est parfait pour une luminosité adéquate. Après Soufriere, la route continue en longeant la mer jusqu'au petit village de Scotts Head puis continue pour accéder à la presqu'ile avec à droite la magnifique Baie de Soufriere et à gauche le canal de la Dominique. 


On peut continuer à monter sur la colline de la presqu'ile en voiture jusqu'à un petit parking, le chemin est étroit mais même les bus y montent. L'accès est aussi possible à pied. 



Le point de vue est vraiment magnifique, la couleur de l'eau est vraiment belle à cette heure là. On observe le village de Scotts Head, toute la baie de Soufriere et la côte sud de l'île. Il y a des canons pour témoigner de l'ancien Fort Cacharou qui servait de défense pendant les guerres coloniales. On aperçoit la Martinique au loin. 




On continue de monter à pied sur un petit sentier pour accéder au point le plus haut et ainsi avoir une vue à 360. C'est vraiment chouette. Ça doit aussi être beau au coucher du soleil. 



Scotts Head est un tout petit village de pêcheurs aux cabanes colorées, où la vie parait calme et paisible. En 2015, le cyclone Erika avait été très dévastateur sur cette partie sud de La Dominique. Le village a beaucoup souffert. 



Pour midi, nous retrouvons une connaissance qui connait bien l'île et qui nous a donné rendez vous au restaurant "Chez Wen Cuisine". La terrasse est au bord de l'eau, le cadre est très agréable. Le service est un peu long, le poisson est très bon. 






On part découvrir ensuite un petit coin sauvage sur les hauteurs de Soufriere. Il nous emmène sur un petit sentier découvrir une petite cascade d'une source chaude. L'eau de la rivière est à 38°C !! Il y a peu de débit aujourd'hui mais la baignade est très agréable. Le site est complètement sauvage, non modelé par l'Homme. C'est un spa chaud et soufré naturel, le top!



On repart à Bubble Beach pour notre dernier bain dans la Caraïbe. Le temps se couvre en milieu d'après-midi midi donc on ne reste pas très longtemps. Mais on profite de l'eau chaude, des bulles du site et du ballet des pélicans. On aperçoit même une tête de tortue. 
On rentre commencer à préparer les valises et ranger un peu la villa. 
Nous avons réservé une table dans un bon restaurant, Oasis Ocean, sur les conseils de Ryan, pour notre dernière soirée. C'est un bel établissement (hôtel et restaurant) en bord de mer entre Loubiere et Roseau. Il y a peu de monde mais tous les clients sont dans la salle intérieure climatisée. Pour notre part, nous profitons de la magnifique terrasse avec vue sur le front de mer. Nous passons une belle dernière soirée. Les cocktails sont aussi beaux que bons. Les plats sont délicieux, le poisson mahi-mahi est délicieux. Le personnel est très professionnel, accueillant et respectueux. 




JOUR 18 :

Nous avons une grosse journée de voyage. On se lève tôt pour finir de tout ranger. Nous devons rendre la voiture à 8h30. Tout est ok. Le loueur nous dépose au quai du ferry pour prendre l'Express des îles. Nous enregistrons nos bagages. Nous devons payer la taxe de départ qui coûte 86EC$/personne. On peut payer en cash ou par CB. Le bateau, qui vient de la Guadeloupe, a environ 40 minutes de retard. La traversée se passe bien même il y a un peu de vagues en passant dans le canal de La Dominique. On est un peu brassé. Ça se calme quand on longe la côte Caraïbe de la Martinique. Nous arrivons à Fort de France vers 13h. Une fois passé la douane, nous récupérons nos bagages. 
Notre avion est à 20h30. Nous avions pris de la marge car nous avions lu que l'Express des îles avait souvent du retard en fonction de la météo ou des aléas d'embarquement. Comme nous avons beaucoup de temps, nous décidons d'aller faire quelques courses antillaises avant notre retour en métropole. En effet, nous n'avons pas trouvé de bonnes confitures aux fruits tropicaux et le rhum de la Dominique n'est pas formidable. On prend donc un taxi jusqu'au centre commercial "La Galéria" (coût 23€). L'inconvénient c'est qu'on a nos bagages mais il n'existe pas de conciergerie dans le centre de Fort de France où on aurait pu déposer nos valises. Ce n'est pas grave. Nous mangeons dans un restaurant du centre commercial. Nous allons ensuite dans le supermarché Leclerc acheter nos confitures et rhum martiniquais. C'est parfait. Ainsi, nous mettons tout dans nos valises. On reprend un taxi pour se rendre à l'aéroport (coût 23€). Nous sommes un peu en avance mais tout est ok. 
Nous avons pris des places en premium pour ce vol retour de nuit. C'est fort agréable d'avoir un peu plus de place et ainsi pouvoir dormir un peu. 
Le vol se passe bien jusqu'à Paris, sans retard. Nous prenons notre dernier vol pour rejoindre Genève et nos montagnes. 



La Dominique a été pour nous un vrai coup de cœur. Il y règne vraiment une très bonne ambiance. Les paysages sont magnifiques, très sauvages. Les excursions "nature" sont très nombreuses et offrent une possibilité multiples de balades et randonnées de différents niveaux. Les plages sont, certes moins nombreuses que sur d'autres iles de la Caraïbe, mais nous avons pu nous baigner avec plaisir.
L'ile est en plein développement sur le plan touristique avec une volonté de rester sur un plan "éco-tourisme". On espère vraiment qu'ils vont savoir protéger leur environnement sans céder à l'attrait du business et de l'agent et ne pas en faire une destination de  tourisme de masse. 

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